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TÉMOIGNAGE D'UNE AUDIENCE DU JUGE DES LIBERTÉS ET DE LA DÉTENTION PAR VISIOCONFÉRENCE

  La COVID 19 est une bonne occasion pour les autorités d'expérimenter (et sans doute de pérenniser) les audiences par visioconférence, la ou le magistrat.e étant au palais et le retenu restant au CRA. Nous avons donc décidé d'aller observer comment cela se passe et les conséquences possibles pour le retenu. C.R. de l’audience  du JLD au palais de justice de la Porte de Clichy le lundi 11 janvier 2021 Nous pénétrons dans cet univers de la justice après un contrôle de sécurité strict comparable à celui d’un aéroport.

RETOUR SUR LA MARCHE DES SANS PAPIERS À PARIS LES 16 ET 17 OCTOBRE 2020

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Si la COVID 19 a occupé beaucoup de place ces derniers mois, cela n'a pas empêché la marche des sans papiers d'avoir lieu entre le 18 septembre et le 17 octobre. Retour sur les 16 et 17 octobre, jours de son arrivée à Vincennes et de son défilé à Paris.     Devant le CRA de Vincennes… Les marches des sans papiers sont parties des quatre coins de la France le 18 septembre : sud, est, ouest, sud ouest, nord. Elles ont, pendant un mois, convergé vers Paris, accueillies en route par des municipalités, des associations, des citoyens. Leur message est clair : régularisation des sans papiers, fermeture des centres de rétention et un logement pour toutes et tous. En route, les différentes marches n’ont pas manqué d’aller manifester devant les CRA et il en a été de même en région parisienne, avec un passage devant le LRA (lieu de rétention administrative) de Choisy et une marche vers le CRA de Vincennes, organisée par la coordination des sans papiers de Montreuil, soutenue pa...

Le gouvernement continue de mettre en danger la santé des personnes enfermées en rétention : poursuites et condamnations pour refus de tests PCR

Texte introductif de l'Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE) :   Fermement décidée à multiplier les expulsions en dépit du contexte pandémique, l'administration tente d'imposer des tests de dépistage aux personnes qu'elle entend renvoyer vers des pays qui exigent la production de tests négatifs.   Pire, des poursuites sont engagées et des condamnations prononcées pour "obstruction à l'exécution d'une mesure d'éloignement" contre les personnes qui refusent légitimement de se soumettre à ces tests.   Ces pratiques et ces poursuites sont absolument incompatibles avec les principes de bioéthique qui gouvernent le respect du corps humain, tout comme elles le sont avec les principes qui gouvernent l'interprétation et l'application du droit pénal.   L'administration et l'autorité judiciaire doivent y mettre fin sans délais.   Pour contribuer à la défense des personnes qui y sont exposées, l'OEE a élaboré un bref argument...

LE CRA ET LE COVID : première visite après le déconfinement

C’est avec une certaine curiosité et une bonne dose d’appréhension que j’ai effectué ma première visite post confinement au CRA, début août. J’ai tout pour être mal à l’aise, car l’amie qui m’accompagne, a oublié sa carte d’identité et ne peut pas entrer, j’y vais donc seule, ce que je n’aime pas du tout… Notre pratique est de toujours être deux. On essaye d'éviter ainsi divers problèmes : subjectivité, difficultés de compréhension, analyse commune de la visite...

CORONAVIRUS ET RÉTENTION, APRÈS UBU, KAFKA

Prisonnier, retenu, confiné, isolé : le calvaire d’un étranger sans papiers face au coronavirus Dans un précédent post (octobre 2019), j’évoquai la figure burlesque et grinçante d’Ubu roi pour relater les incohérences présidant au traitement d’étrangers enfermés dans les CRA. Aujourd’hui, avec la crise du coronavirus, la situation vire au drame et il me faut évoquer Kafka. Comme je le signalai dans un post du 22 avril , les prisons ont libéré un certain nombre de détenus en fin de peine ou ayant purgé leur peine. Sage décision qui a permis un désengorgement salutaire des lieux de détention où le taux de d’occupation frisait parfois les 120% ! Mais, mais, parmi ces personnes libérées, nombreuses sont étrangères et sans papiers. Vous vous en doutez, pas facile de faire ses papiers quand on est incarcéré ! Au début de la crise du coronavirus, tout allait plutôt bien à la prison de Fresnes : la préfecture du 94 ne s’y rendait plus, donc les étrangers...

CORONAVIRUS : ENFERMEMENT ET CONDITIONS DE RÉTENTION INDIGNES, L'ÉTAT PERSISTE

Quelques nouvelles d'autres CRA CRA DE OISSEL Parole de retenus Le 22 avril 2020 Le réseau de visiteurs de l’observatoire citoyen du CRA de Oissel recueille chaque jour les paroles des retenus ; Aujourd’hui, ils nous adressent un texte collectif ... "Nous sommes actuellement 7 retenus au Centre de Rétention de Oissel, tous sortis de prison, sans contact pour la plupart d’entre nous avec nos familles ; La situation est insupportable ici : en raison du confinement, il nous est impossible de recevoir de la visite de nos proches ...Nous n’avons pas accès à des tenues de rechanges, certains n’ont même pas de sous-vêtements ; la situation est tellement hors normes, inhumaine que le bon déroulement d’une journée s’en trouve perturbé.

L'ÉTAT VEUT CONTINUER À ENFERMER SANS ÊTRE CONTESTÉ

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20 ORGANISATIONS INTERPELLENT LE PREMIER MINISTRE POUR DÉFENDRE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DES ASSOCIATIONS DANS LES CENTRES DE RÉTENTION 24 avril 2020 Avec les organisations majeures du monde associatif, La Cimade s’est adressée hier au Premier ministre pour défendre la liberté d’expression attaquée par le nouveau marché sur l’intervention associative en rétention. Paris le 23 avril 2020 Monsieur le Premier ministre, La politique migratoire que vous menez a-t-elle besoin de s’entourer de silence ? N’est-il pas essentiel qu’elle soit au contraire soumise à la transparence, à l’examen et à l’interpellation citoyenne et au regard critique des organisations de la société civile ? La récente ouverture par l’administration du marché de l’accompagnement juridique des personnes étrangères enfermées dans les centres de rétention administrative semble pourtant marquée par cette volonté de silence.