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POURQUOI DES RETENUS FONT-ILS UNE GRÈVE DE LA FAIM ?

Ce récit date d'octobre 2017, mais il est toujours d'actualité. Il est exemplaire de la violence de l'enfermement dans les centres de rétention et de la rancœur qu'elle provoque chez les retenus, victimes de l'inhumanité de l'État français à leur égard...  Le souci de comprendre la grève de la faim menée par une trentaine  de détenus au cours de la semaine précédente nous a conduites à reprendre contact avec le retenu qui avait cherché à la faire connaître au Parisien en appelant une de ses journalistes. Ce dernier nous avait aussi alerté sur le sort d’un père de 4 enfants vivant en France dont le vol d’expulsion était annoncé, il était désespéré par la perspective d’être séparé de sa famille et inquiet d’une infection de sa main qui le faisait souffrir : l’administration a refusé de l’emmener à l’hôpital et a avancé son vol de plusieurs jours.

« ON MESURE L'IMPACT PSYCHOLOGIQUE DE LA RÉTENTION »

Un article de Politis relatant la visite de la parlementaire FI Danièle Obono au CRA de Vincennes. Au centre de rétention de Vincennes, les personnels s’interrogent sur le nouveau projet de loi et l’allongement du délai de rétention, alors que l’organisation n’est conçue que pour de courts séjours. Reportage.   Le jeune homme a les yeux écarquillés. « Entre ! », « entre ! » , crie-t-il de l’autre côté de la porte. Difficile de savoir s’il s’adresse au commandant du centre de rétention (CRA) et au commissaire divisionnaire, ou aux deux visiteuses qu’il entrevoit derrière la partie vitrée. Danièle Obono le voit aussi et l’entend. La députée France insoumise a ouvert son manteau et retiré son écharpe. Elle s’est fait expliquer les procédures d’admission. Le dépôt des objets personnels. Les salles de vidéosurveillance. Les caméras, qui ne sont pas dans les chambres ni dans les sanitaires. Elle a passé beaucoup de portes et jeté un coup d’œil dans de nombreuses pièces, y co...

AU CRA, ON SOUFFRE TOUJOURS ET ON MEURT PARFOIS…

Toutes les personnes que nous avons rencontrées au CRA (plusieurs centaines) souffrent très profondément de cet enfermement. Quelques rares rencontres avec des gaillards joviaux et décontractés ou avec des SDF soulagés d’être à l’abri pendant l’hiver, ne peuvent cacher l’immense détresse des personnes enfermées. Car tout est réuni pour fabriquer de la souffrance. L’enfermement est injuste, les retenus n’ont commis aucun délit, la preuve, ils sont au CRA et non en prison. Le rapprochement de ces deux notions - enfermement et injustice - ne peut que générer des douleurs, tant morales que physiques.

LE CENTRE DE RÉTENTION, « ENFER PSYCHOLOGIQUE » DES SANS-PAPIERS

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Un article écrit par deux étudiants de l'ESJ de Lille et publié sur le site crée par la 92e promotion de l'école     Derniers sas avant l’expulsion, les 24 centres de rétention recevaient en 2016 près de 46 000 sans-papiers. Souvent fragilisés par leur parcours, ces migrants découvrent un univers oppressant, où le corps devient l’ultime ressource pour résister. Au Mesnil-Amelot, à Palaiseau et à Vincennes, nous avons recueilli des témoignages de l’intérieur.