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Affichage des articles associés au libellé enfant

POURQUOI DES RETENUS FONT-ILS UNE GRÈVE DE LA FAIM ?

Ce récit date d'octobre 2017, mais il est toujours d'actualité. Il est exemplaire de la violence de l'enfermement dans les centres de rétention et de la rancœur qu'elle provoque chez les retenus, victimes de l'inhumanité de l'État français à leur égard...  Le souci de comprendre la grève de la faim menée par une trentaine  de détenus au cours de la semaine précédente nous a conduites à reprendre contact avec le retenu qui avait cherché à la faire connaître au Parisien en appelant une de ses journalistes. Ce dernier nous avait aussi alerté sur le sort d’un père de 4 enfants vivant en France dont le vol d’expulsion était annoncé, il était désespéré par la perspective d’être séparé de sa famille et inquiet d’une infection de sa main qui le faisait souffrir : l’administration a refusé de l’emmener à l’hôpital et a avancé son vol de plusieurs jours.

RETENUS EN ZONE D'ATTENTE DE ROISSY

Nous publions ici un compte-rendu datant du 14 septembre 2017 mais qui révèle un aspect totalement inconnu du public de la rétention des étrangers dans les aéroports AUDIENCE TEST À L’ANNEXE DU TRIBUNAL DE BOBIGNY, DÉLOCALISÉE À COTÉ DE LA ZAPI (zone d'attente pour personnes en instance) DE ROISSY   Je pensais à peu près tout connaître des turpitudes « légales » de notre République, surtout en ce qui concerne le droit des étrangers, mais connaître n’est pas voir et maintenant, j’ai vu et entendu. A l’appel de l’ANAFÉ (association nationale d'aide aux frontières pour les étrangers), nous nous rendons Christine et moi, à la 3ème audience-test de l’annexe du tribunal de Bobigny, délocalisée à proximité de la Zone d’attente de Roissy. Nous nous trouvons donc dans ces lieux improbables autour de Roissy, entre zones commerciales, dépôts, entreprises, mais aucune habitation. Le chauffeur de bus à qui nous demandons notre chemin s’exclame : « Ah, vous allez à la z...

QUAND UN ENFANT SE RETROUVE ENFERME AU CRA

Y.A, iranien, 15 ans, J+5 L’ASSFAM nous alerte ce matin 26 octobre de la comparution d’un jeune mineur de 15 ans détenu au CRA de Vincennes depuis 5 jours avec son “oncle”… La magistrate arrive seule (elle déplore la grève des avocats). Les détenus sont nombreux. Le jeune homme de 15 ans n’est pas parmi eux : il est à l’hôpital où l’on mesure son âge osseux… Il arrive en milieu d’après-midi dans la salle. Son ”oncle” et lui ont un avocat qui demande le non-lieu pour le jeune et la libération de son “oncle” (il s’agit plutôt d’un cousin). En fin d’après-midi, la magistrate rend son verdict et oppose un rejet à chaque demande d’annulation d’OQTF sauf pour le jeune homme dont le résultat du test osseux a démontré qu’il était âgé de 15 ans environ. Le jeune est libéré tandis que son ”oncle” est renvoyé au CRA de Vincennes. Après que la séance soit levée, la greffière reste longtemps avec nous dans la salle : elle veut savoir ce que va devenir ce jeune homme laissé seul. Le pol...

Père d’enfant français ? Expulsé quand même !

L’été n’est pas bon pour les retenus ; nous avons pu constater que chaque été apportait son lot de drames particulièrement révoltants : mort d’un retenu dans le fourgon qui le conduisait à l’aéroport, enfermement d’une femme gravement malade qui traversait la France pour se rendre en Italie... Cette année, ce sont les pères d’enfants français qui ont trinqué : trois d’entre eux ont été expulsés en juillet. Que dit la loi ? l’étranger, père d’un enfant français, ne peut pas être expulsé «à condition qu’il établisse qu’il contribue effectivement à l’entretien et à l’éducation de l’enfant depuis sa naissance ou depuis au moins 2 ans » (art. L 511-4 du CESEDA).